mardi, janvier 18, 2005

What is the International Parental Network

Paris, 8 October 2004

Hello Kids, Moms and Dads, and Grand-Parents.

We are originally an association of concerned parents whose children have been kidnapped by sects and cults, we are especially concerned by those active in Europe. We seek to work together in order to stop these acts, our working together will help and support those suffering these tremendous separations.

We have realized that we have to get together in order to be strong and to free our children.

Either one of the parents or both were manipulated into joining the cult, or their children have.

I would like to talk, to you about what has come to be known as "sectarian" organization and the so-called "sectarian therapy" being practiced on innocent people.

Whatever the case, you should want to free minors in danger !

"Parental Network" is here to help you take the necessary steps to organize and free legally the children taken by these various sects and cults.

Adults and furthermore gvts. must protect children's bio-psycho social development and care for the respect their rights.

Do not hesitate to contact us : parental.network@fsmail.net

vendredi, décembre 24, 2004

More for english speaking countries

http://cultinfobooks.com/detail.asp?product_id=CSJ03-02C

www.csj.org

Cultic Studies Jounal
Parental Responses to Children's Cult Membership
Description: Parental Responses to Their Children's Cult Membership. By Lita Linzer Schwartz, Ph.D.

Abstract

Most of the literature published on today's “new religious movements,” or "cults,” has paid scant attention to the parents of cult members. The author's surveys of parents of ex-cult members, together with published accounts and the perceptions of professionals in the field, reveal parents' initial emotional reactions to their children's cult involvement and the actions they subsequently took -- deprogramming, court-ordered guardianship, exit counseling, law suits, and family therapy. The author concludes with advice about how parents can more effectively deal with the experience.
Price: $3.00
aff@csj.org for further informations

vendredi, novembre 19, 2004

Si vous souhaitez de plus amples informations concernant les Droits de l'Enfant face aux dérives sectaires reportez vous au seul et unique site dans le monde traitant de ce sujet de manière exhaustive pour la France:

Mission Interministèrielle siègeant auprés du Premier Ministre français www.miviludes.org
cliquez sur le rapport 2003 (vous pouvez le décharger dans son intégralité au format PDF)

Rappellons que le seul Defenseur des Droits de l'Enfant dans le monde ayant denonce les exactions sectaires est le Defenseur des Mineurs de la Communaute autonome de Madrid en Espagne www.dmenor-mad.es

Vous pourrez aussi trouvez quelques articles sur les sites d'informations www.geocities.com/hemerosectas et www.prevensectes.com

Pour les parents d'enfants soumis contre leur gre, les systemes judiciaires de l'Union Europeenne n'offrent pas toujours la bienveillance necessaire au respect des Droits de l'Homme -ONU, et 1789- et applique rarement la Convention Internationale des Droits de l' Enfant -CIDE ONU NYC 1989-

Pour une utilisitation therapeutique du droit, en France il existe des lois, helas bien peu souvent appliqueesn par les juges a l'encontre des organismes sectaires (cf: article de France soir du 14 janvier 2005)

Article 371-1 du Code civil : l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité sa santé et sa moralité. Pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.


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Comment les sectes se moquent de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant

CIDE

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Extraits tirés de la revue 'Lien social' No 386 (1)
Site qui publie http://membres.lycos.fr/dreamlan/enfantsecte.html

Isolés, conditionnés, brutalisés, violentés, voire assassinés, les jeunes 'adeptes' doivent effacer leur passé, se détourner des mythes familiaux, n'avoir plus de racine. Le texte qui devrait protéger l'enfance est bafoué, article par article. Explications.

Les sectes tuent

Les sectes tuent et les enfants sont, comme toujours, les plus exposés. La plupart des pays - y compris les plus attachés aux droits de l'Homme - ne se mobilisent guère pour que la Convention Internationale des droits de l'Enfant puisse aussi s'appliquer à l'intérieur des sectes. En effet, il suffit de confronter les différents articles de la Convention aux pratiques de telle ou telle secte, pour constater que le droit est spectaculairement bafoué. L'article 2 stipule que l'enfant doit être protégé contre toute forme de discrimination motivée par les convictions de ses parents, l'article 3 lui assure la protection et les soins nécessaires. L'article 7 préconise la préservation de l'unité familale autour de l'enfant. Or, la véritable famille n'est plus la famille naturelle, adoptive ou nourricière, mais la secte, le gourou devenant alors la seule référence parentale autorisée.
Ainsi conditionné dès son plus jeune âge, l'enfant évoluera dans un monde où la notion de père et de mère n'a pas de sens, quand il n'est pas carrément séparé de ses parents dès sa naissance, comme chez les scientologues, qui préfèrent le confier à une 'nanni' jusqu'à 12 ans, laquelle lui inculquera les préceptes de 'l'église'.
L'article 9 de la Convention prévoit que si une séparation des parents survient, l'enfant puisse avoir des relations régulières avec l'un et l'autre. Or, c'est le contraire qui prévaut lorsque l'un des conjoints n'est pas adepte de la secte ou s'en détache. Ainsi, dans une situation semblable, les témoins de Jehovah 'diabolisent' le conjoint 'opposé' et développent un sentiment de méfiance chez l'enfant. cette suspicion de la secte envers la famille est en fait l'un des gages de sa survie et elle en a fait une doctrine, conditionnant ses adeptes à cesser toute relation, à effacer le passé, à se détourner des mythes familiaux, à n'avoir plus de racines...

Les privations semblent le lot commun

Que dire également du sort fait à l'article 19 qui protège l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, y compris violences sexuelles ?... Et de l'article 31 qui affirme le droit au repos et aux jeux ?... La liste est sans fin des diverses situations de maltraitances auxquelles les enfants des sectes sont confrontés. Les privations semblent le lot commun : privation de nourriture, privation de sommeil, privation de contacts extérieurs, privation de jeux... La vie de certains enfants est un véritable cauchemar : chez Krishna, le lever est à 3h30, immédiatement suivi d'une heure de litanies et de trois heures de lectures des textes sacrés. Même rituel en fin de journée, une journée partagée entre l'enseignement et les activités manuelles. Les repas, de types végétariens, sont très loin de satisfaire les appétits et les besoins, et la seule 'distraction' autorisée, le dimanche, est d'aller faire du prosélytisme en agitant des clochettes et chantant 'here rama, hare Krishna'...Ils vivent dans des locaux sans aucun confort, dorment sur des lits métalliques superposés et ne connaissent rien du monde qui les entoure. Même lorsqu'ils demeurent dans leur famille, comme c'est la cas des Témoins de Jehovah, les enfants sont 'interdits' d'enfance : interdit de participer à des fêtes, de sortir, de regarder la télévision, d'aller au spectacle...

'La Citadelle' s'est fait connaître pour la rage que le couple Mihaies mettait à 'corriger' les enfants. Un 'ancien' témoigne : '... gifles, coups de ceinture, privation de nourriture, de sommeil, station debout des heures durant..., exclusion fréquentes, humilations'. Dans d'autres sectes, les 'rebelles' sont enoyés dans des camps de rééducation dont les teen Ranches créés par david Berg, grand manitou de la Famille, étaient le modèle le plus accompli. Frapper un enfant est donc un acte reconnu et encouragé par les sectes, et écrits et discours en témoignent; un haut responsable de Tabitha's Place : "Même les bébés ont une nature déchue et ont besoin d'être chatiés", et Gilbert Bourdin de Raël évoquant "le petit être qui n'est encore qu'une larve" invitent les parents à appliquer avec vigueur le châtiment corporel...
Mais c'est avec les violences sexuelles que l'on mesure combien les sectes, sous des discours religieux ou philosophiques, peuvent briser à jamais des vies humaines et conduire des enfants au désespoir ou à la folie. Gilbert Bourdin, qui se veut un guide sévère, n'hésite pas à mettre dans son lit ses adeptes et les enfants de ses adeptes. Différents écrits attestent de ses encouragements à la pédophilie, voire à l'inceste, mais le maître incontesté en la matière demere David Berg, dit Moïse David, père universel des Enfants de Dieu - aujourd'hui La Famille - , qui des années durant put réaliser à travers la secte ses plus épouvantables fantasmes. Non seulement cet ancien pasteur a inventé le 'Flirty Fishing' et ainsi amené à la prostitution des centaines de jeunes filles convaincues de servir le Christ, mais il a abusé de ses propres enfants, sans le moindre souci de la loi commune, justifiant ses perversions par une 'théorie' qui pour être simpliste n'en a pas moins convaincu des centaines d'adeptes. il assure, David Berg, que "il n'y a rien de mauvais au monde, quand au sexe, tant qu'il est pratiqué avec amour, de quelque manière que ce soit; pas question de qui ni de quel âge ou de quelle parenté, ni de quelle façon". Moyennant quoi, les mères sont invitées à faire, d'une certaine façon, la toilette de leur petit garçon, et les pères à 'jouer' avec leurs petites filles; quand aux enfants, ils n'ont pas le choix, les relations sexuelles entre eux étaient obligatoires, dûment surveillées par un 'berger'...

Les sectes font peur, et pas seulement à monsieur-tout-le-monde; elles font peur aussi aux magistrats, aux experts, aux hommes politiques. Elles ont des ramifications innombrables, bénéficient de puissants appuis, savent utiliser la moindre faille, invoquer la liberté d'opinion, de conscience, de religion...Elles avancent masquées, ovrant des ateliers de peinture, de musique, proposant du soutien scolaire, organisant des séjours de vacances et créant ainsi un vivier dans lequel elles pourront jeter leurs filets.
Des associations travaillent à combattrent et dénoncer ces pratiques : Le centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales (CCMM) et, surtout, l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI) dont la présidente Jeannine tavernier, pense que le devoir d'information sur le problème des sectes doit être une priorité pour tous ceux qui sont en contact avec les enfants (enseignants, éducateurs, animateurs...)

Jacques Trémintin


(1) LIEN SOCIAL, 5 rue du Moulin Bayard - 31015 Toulouse cedex 6
Tél 05 62 73 34 40
Fax 05 62 73 00 29
www.lien-social.com
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En France toujours, une autre des associations de lutte contre les sectes a publie, pour la premiere fois en juin 2004, un dossier special sur les enfants et les sectes que vous pouvez trouver sur leur site www.unadfi.org
Bien que nous ne soyons pas tout a fait d'accord avec les deux derniers articles, nous les reproduisons ci dessous, il peuvent toujours servir a exercer votre esprit critique ou dans des procedures dures durent...

Les enfants d’une secte

Alors assistante sociale d’un service de protection de l’enfance, j’ai été mandatée par un juge des enfants, pour effectuer une enquête sociale concernant trois jeunes enfants ( 5 ans, 4 ans et 1 an ½ ) vivant avec leurs parents dans une secte.

Les conditions difficiles et délicates de mon intervention, m’ont permis de prendre la mesure de leur souffrance et du danger encouru par tous ceux (jeunes enfants et adolescents) qui vivaient ou avaient vécu dans cette secte.

1 – Coupure avec l’extérieur, isolement et enfermement des enfants et des adultes

Les parents ayant été amenés à rompre avec leurs familles et leurs amis, les enfants ne connaissaient pas ou très peu leurs grands parents et leurs familles proches.

2 – Pour éviter qu’ils aient des contacts avec l’extérieur, les enfants étaient retirés de leurs écoles pour suivre les cours par correspondance du CNED[3], sous prétexte d’activités musicales développées. Lors des rares visites des inspecteurs de l’ Education Nationale, ceux ci avaient droit a une véritable mise en scène très séduisante qui ne leur permettait pas d’évaluer le bien fondé de cette scolarisation interne, et encore moins le danger encouru par ces enfants.

3 – Les manifestations affectives et les marques d’intérêt à l’égard des enfants étaient considérées comme mauvaises.

Ainsi les tout petits passaient leurs vies dans leurs parcs, sans jouets : il était interdit aux parents et à quiconque de les prendre dans leurs bras, de les consoler, de les câliner ou de jouer avec eux. Si un parent dérogeait, il était dénoncé par un autre adepte et réprimandé. Ces enfants étaient affectivement carencés et peu éveillés au monde.

Les enfants devaient ainsi devenir résistants pour « vaincre les forces du mal et les manifestations du malin ».

4 – Les enfants comme les adultes devaient affronter des situations de plus en plus difficiles pour s’endurcir et être meilleurs que les autres.

L’élitisme et la mégalomanie étaient poussés à l’extrême. Les enfants devaient tous jouer d’un instrument de musique qui leur était imposé et être les premiers au conservatoire. Ils devaient travailler (devoirs et musique) sans relâche et avec acharnement jusque tard dans la nuit. Leurs résultats et leurs notes étaient comparés. Ils étaient ainsi souvent blâmés publiquement et punis.

5 – Les enfants comme les adultes, étaient tenus à une soumission et une obéissance aveugle au gourou et à son épouse. Les enfants ne relevaient plus de l’autorité de leurs parents, mais de celle du couple leader qui décidait des orientations scolaires et professionnelles : d’où une scolarité perturbée, des blocages et des découragements. Lorsque les enfants n’étaient pas « conformes », les parents se faisaient vertement réprimander devant leurs enfants et les autres adeptes : ils étaient considérés comme inaptes à élever leur enfants. Ainsi les enfants de tous âges étaient livrés sans défense, au despotisme du couple.

6 – La délation et la surveillance des uns par les autres, instauraient un climat de méfiance et d’isolement avec impossibilité de communiquer : les enfants se dénonçaient entre eux et dénonçaient leurs parents.

7 – Mauvais traitements physiques.

Ø Les règles de vie strictes et répressives (jeûnes, sommeil réduit, travail acharné, aucun loisir, aucune sortie, aucun jeu) entraînaient une grande fatigue, voire une faiblesse physique qui fragilisaient enfants et adultes.

Ø Les coups de ceinture étaient fréquemment donnés par les parents, même aux plus petits.

Ø Coups de poing, gifles étaient donnés par le couple leader. Obligation était faite pour tous, y compris les enfants en bas âge, d’assister au culte pendant 5/6 heures, sans bouger, parler ou faire ses besoins naturels. Si un enfant pleurait, remuait, le père ou la mère l’emmenait pour le corriger, sous l’œil désapprobateur de l’assistance.

Ø Coups de règle sur les doigts, bouches scotchées, suppressions de repas, mises au coin pendant des heures.

Ø Pas le droit de courir, il fallait se comporter dignement.

8 – Sévices moraux.

Ø Isolement parents-enfants : à partir de 5 ans, les petits étaient séparés de leurs parents occupés à d’autres tâches. Ils étaient alors pris en charge par la femme du gourou dans un autre lieu, pouvant être enfermés dans une chambre ou mis dans le noir.

Ø Le maître mot était : « il faut briser l’enfant pour le soumettre, le rendre docile et obéissant ».

En effet ces enfants étaient très sages, soumis, apeurés, tristes, éteints, repliés sur eux mêmes, sans spontanéité. Ils ne savaient pas jouer.

Ø L’autocritique, les confessions écrites ou publiques, suivies de punitions, entrete-naient un climat de terreur. Ces tribunaux de torture morale pour adultes et enfants, avec procès d’intention, arrivaient à soumettre une adolescente, en l’humiliant sans arrêt, en la mettant en quarantaine, etc…

9 – La déstructuration de la personnalité ou l’impossibilité pour l’enfant de se structurer, dans un climat permanent d’angoisse et de culpabilité par peur de déplaire au couple de gourous et d’être dénoncé.

Ø Changements continuels d’instruments de musique imposés.

Ø Instabilité permanente des lieux où dormir : le soir les enfants se déplaçaient avec leur matelas et demandaient à l’épouse du gourou où ils devaient dormir.

Ø Lorsque les enfants obtenaient de bons résultats scolaires et musicaux et qu’ils se montraient contents d’eux, ils étaient repris, humiliés et taxés d’orgueil.

Ø Quand les petits mangeaient leur soupe avec une petite cuillère, on leur ordonnait d’en prendre une grande ; si la fois suivante ils prenaient une grande cuillère, on les obligeait à en prendre une petite… Leurs repères étaient sans cesse brouillés.

En conclusion ces enfants étaient en danger moral et physique du fait de l’asservissement mental de leurs parents par le couple leader. Déresponsabilisés, ces parents n’avaient plus de prise sur leurs enfants ni de communication avec eux. Pris en charge par le couple de gourous, enfermés, oppressés, soumis, déstructurés et manipulés, les enfants étaient brisés dans le développement de leur personnalité. La scolarisation interne empêchait qu’ils restent en contact avec une certaine réalité et gardent une ouverture sur le monde.

Aussi ces trois enfants ont-ils été placés par le juge des enfants chez leurs grands parents et ils y sont toujours depuis quinze ans. Grâce à ces derniers, tous les trois font de bonnes études, et semblent autonomes et équilibrés. Ils n’ont pas revu leurs parents depuis lors, ceux-ci vivant à l’étranger où ils se sont réfugiés avec le couple de gourous, après le placement de tous les enfants de la secte par le juge et le procès de membres de celle-ci.



L’enfance maltraitée en milieu sectaire

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la violence à l’égard des enfants comme suit : « Les mauvais traitements de l’enfant ou la maltraitance s’étendent à toutes les formes de mauvais traitements physiques ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. »

Un nombre important d’enfants nés ou éduqués dans un milieu sectaire totalitaire est confronté à des risques importants de maltraitance de la part non seulement de leur entourage familial mais également des autres membres du groupe, et en particulier du gourou.

Le groupe, ou la cellule familiale fonctionnant selon un modèle sectaire, constitue un milieu pathogène pour l’enfant.

La maltraitance induite par la secte (groupe-doctrine-gourou), dépossède l’enfant de son identité physique, psychique et émotionnelle, niant son existence en tant que sujet de droit pour en faire un objet aliéné au système sectaire qui se perçoit comme hors du monde. Le refus du libre arbitre, du poids de la société et de ses institutions font que la pression sociale peut paraître inexistante et inefficace sur les adeptes qui vivent une « idéologie hors de la société ». Endoctrinés, les enfants n’ont comme référent que « la secte » et sont dans l’incapacité de comprendre le sens des institutions de l’Etat (Education, justice, médecine...) et des valeurs qu’il prône « Liberté – Egalité - Fraternité », valeurs non reconnues et souvent combattues par le groupe.

L’enfant évoluant dans un environnement sectaire est menacé à deux titres : mineur et adepte. Son statut de mineur le place, de fait, dans un état de vulnérabilité face aux actes délictueux commis à son égard. De plus, le groupe sectaire totalitaire prive l’individu, notamment par le biais de la manipulation mentale, de son libre arbitre et de sa capacité à penser et agir par lui-même pour le placer en état de sujétion (cf. : loi About-Picard du 12 juin 2001).

Devenu objet, l’enfant ne possède plus de droit mais uniquement des devoirs, il doit tenir un rôle, remplir une mission auprès du groupe et du leader, dans la logique d’une obéissance absolue.

Dans ce cadre de vie perverti, nuisible à l’individu, les actes de maltraitance sont perçus et présentés par ceux qui les commettent comme profitables à celui qui les subit. Ils sont érigés en valeurs. Les mineurs subissent des atteintes graves à leur intégrité et à leurs droits aux niveaux physique, psychologique, familial et social. Dans tel groupe, le leader abusera de mineurs afin de les purifier et de leur permettre d’accéder à un état supérieur (les cas de pédophilie dans les sectes sont nombreux). Tel autre encouragera les parents à châtier leurs enfants en leur infligeant des sévices physiques (coups, mutilations, privation de nourriture, défaut de soins) ou psychologiques (brimades, humiliations, déni de l’identité, interdit de l’opposition…).

La cellule familiale ne représente plus la cellule de base, elle est soumise à l’autorité et au contrôle du groupe. Les parents, sont symboliquement et effectivement dépossédés de leur autorité et de leur fonction qui sont transférées aux structures sectaires. Le lien familial est assujetti au lien groupal, ce qui entraîne de graves problèmes dans la construction de l’identité et dans les relations parents-enfants. La socialisation se fait d'abord (et parfois exclusivement) dans la secte avec un modèle unique, présenté comme le meilleur. La nécessité de fréquenter le moins possible les autres, car ils appartiennent à des familles "mauvaises", et d'être en même temps un "modèle" pour ces autres familles isole l'enfant dans une diffé-rence valorisée à l'intérieur du groupe et incomprise à l'extérieur. La mise à l’écart de la société civile est génératrice de comportements nuisibles au développement social et intellectuel de l’enfant : scolarisation défaillante ou absente, domaines d’apprentissage limités, refus de participer aux activités civiques, absence de loisirs… pour ne pas tous les citer.

Pour l’UNADFI, la maltraitance des enfants en milieu sectaire est un fait indéniable, auquel elle se trouve confrontée régulièrement et, parfois, dans des conditions dramatiques.

La plupart du temps, les cas nous sont rapportés par l’intermédiaire de proches qui témoignent de leur inquiétude due à l’adhésion d’un des leurs à un groupe sectaire ou lors d’actions en justice, notamment dans les procédures de divorce. Inquiets pour l’avenir de l’enfant, ils font état des dangers encourus par celui-ci s’il demeure dans un environnement sectaire par l’intermédiaire de l’un ou de ses deux parents.

Certaines situations peuvent devenir critiques et même létales si le danger n’a pu être détecté à temps.

Rares sont les cas où les mineurs saisissent, de leur propre chef, une association ou une institution afin de témoigner de leurs souffrances. Nous savons qu’il est toujours difficile pour un enfant maltraité de se livrer à un tiers, du fait de la culpabilité et de la honte qu’il éprouve et de l’interdit qui lui en est fait.

A l’ignorance de ses droits et de ses recours mais, avant tout, de la notion « intégrité » s’ajoute chez le jeune adepte, la crainte inculquée du monde extérieur.

A l’adolescence se produisent parfois des phénomènes de révolte, qui poussent les jeunes à tenter de s’éloigner de cet environnement nocif, mais ce n’est, bien souvent, que longtemps après leur majorité que certains entament des démarches ; un temps est nécessaire à leur reconstruction psychologique.

Dans son rapport 2003, la MIVILUDES propose un allongement du délai de prescription, qui « partirait du jour où la victime serait en état de déposer plainte » et non du jour où l’infraction a été commise. Le cadre sectaire où la victime se retrouve en « état de sujétion psychologique ou physique » nécessite « un régime spécifique de prescription de l’action publique ». Une proposition grandement souhaitée par l’UNADFI et qui va dans le sens d’une reconnaissance accrue des actes de maltraitance spécifiquement liés au phénomène sectaire qui restent, à ce jour, pas assez connus des milieux institutionnels et des professionnels de l’enfance.

L’information, la prévention et la formation du public doivent amener à une prise de conscience de la spécificité des formes de maltraitance infantile liées aux sectes, spécificité qui rend plus difficile son signalement auprès des associations et des institutions compétentes.

L’UNADFI, forte de 30 ans d’expérience dans le domaine des sectes, est un observateur et un acteur privilégié de la défense des droits de l’individu et notamment de la protection de l’enfance confrontée à la maltraitance sectaire dont la réalité ne peut être niée.

Dans notre action d’aide aux victimes, le respect des droits de l’Enfant est une préoccupation constante pour laquelle nous ne cessons de nous battre.


La Fonction parentale dans les sectes

Comment les sectes conçoivent-elles le rôle des parents ? Y a-t-il une fonction parentale ? Et sous quelle forme ? Cette fonction, si elle existe, est toujours pensée à l’intérieur de la doctrine de la secte et n’a donc de sens qu’au sein de celle-ci.

L’enfant enjeu – L’enfant menace

En règle générale l’enfant est conçu à la fois comme un enjeu, du point de vue théorique (doctrine) et aussi pratique (extension de la secte), mais peut dans certains groupes apparaître comme une menace pour la toute-puissance du gourou.

L’enfant enjeu

Globalement, l’enfant est présenté comme l’avenir de l’humanité. Il doit être à l’origine d’une « nouvelle race humaine parfaite » selon le langage de la secte. L’éducation de l’enfant est donc posée comme un enjeu dépassant l’enfant lui-même et ses parents biologiques, elle est sous la responsabilité de la communauté sectaire qui établit une grille d’éducation pour que l’enfant devienne un adulte correspondant à l’idéal de la secte.

Avant d’être un enfant, il est d’abord un adepte en devenir. Son éducation doit en faire un serviteur inconditionnel car il s’agit pour le gourou d’assurer la survie de la secte en préparant les enfants qui assureront la relève.

L’enfant est donc un élément important pour la survie et le développement de la secte.

L’enfant menace

L’enfant peut également représenter une menace car il risque de réveiller chez ses parents des sentiments d’amour filial suffisamment forts pour supplanter le gourou dans leur cœur ; ou tout au moins pour les éloigner un temps du groupe au profit de leur enfant.

Les soins requis par l’enfant réduiront d’autant le temps consacré au prosélytisme ou aux tâches internes à la secte.

La fonction parentale dévoyée

La fonction parentale, exercée ou non par les vrais parents, est souvent régie par la doctrine de la secte. Parfois, le parent n’a eu qu’un rôle de géniteur. Il arrive même que ce rôle soit nié, la conception de l’enfant étant attribuée au gourou ou à des « êtres supérieurs ». L’enfant devient alors l’enfant de la secte, qui sera sa seule famille. C’est le gourou qui est le Parent, aucun autre attachement filial n’est possible.

De même que le parent est totalement dépersonnalisé (il est ce que la doctrine veut qu’il soit), l’enfant n’est pas élevé en tant qu’individu avec les droits et les devoirs respectifs de son âge mais comme un futur adepte pour qui la doctrine tient lieu de pensée et de loi. C’est elle qui détermine sa place, son statut, sa vie quotidienne.

On peut alors parler de confiscation de l’exercice de la fonction parentale par la secte. Celle ci pouvant être encore plus radicale dans une communauté fermée.

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Par soucis de pluralite nous vous copions ci-apres l'article du Centre Contre la Manipulation Mentale CCMM, ecrit par une psychotherapeute, Madame Françoise Bocca pour aider les parents d'enfants soumis a des organisations sectaires:

Réfléchir à l'enfant élevé dans une secte amène immédiatement à se poser la question de la parentalité.

Être parent dans une secte, cela est-il possible et comment? Et, tout d'abord, comment sont nés ces enfants ? Du désir spontané de leur parents ou de l'obéissance aux ordres de la secte ? De qui donc sont-ils les fils et les filles ? Quel projet repose sur eux ? Donc, quelle transmission leur sera-t-elle faite ?

On évoque là, bien sûr, le degré de dépendance des parents, que cette dépendance soit imposée nettement par la secte ou recherchée par les parents eux-mêmes selon une exigence intérieure qui colmate leur angoisse et leur peur devant l'existence.

Un peut imaginer que nombre de ces jeunes parents ont en effet besoin d'un "contenant": la secte joue ce rôle et leur donne peut-être ainsi l'étayage nécessaire pour pouvoir accueillir un enfant.

Mais ce qui semblera ainsi gagné dans un premier temps, c'est-à-dire ce qui semblera aller dans le sens d'un progrès, d'une évolution positive, risque de tourner court si l'enfant est considéré comme appartenant d'abord à la secte.

Dans ce cas, en effet, la relation d'emprise sectaire aura tendance à s'étendre sur lui le plus rapidement possible et la qualité de la relation parentale - et d'abord maternelle -. permise, sera forcément limitée.

Sans même parler de séparations précoces et traumatisantes , quelle spontanéité vivante dans la relation à son enfant, une mère peut-elle avoir, au sein d'un organisme aussi rigide qu'une secte, même si cette rigidité est camouflée par une apparence fraternelle ? Quelle latitude lui est laissée de s'abandonner à son amour maternel, à cette "préoccupation maternelle primaire" dont Freud et Winnicott ont montré combien elle était fondamentale pour le bon développement de l'enfant ?

Les risques de voir s'établir une relation "d'absence", carentielle, désaffectée et frustrante, basée sur la défaillance de l'environnement maternel semblent grands.

Un peut également s'interroger sur la manière dont l'enfant réagira lors des grands remaniements de l'adolescence. Une éducation sans doute lourdement univoque ne favorisera en rien son ouverture au monde et son insertion future. Celles-ci ne pourront se réaliser que dans la rupture entraînant alors culpabilité et dépression, cette dernière amplement préparée par les carences, voire les traumatismes, de la première enfance.

Ces hypothèses pessimistes peuvent malheureusement être vérifiées par les témoignages apportées au CCMMrogerikor@wanadoo.fr sur l'enfance dans les sectes. Il convient en conclusion d'émettre une note chargée d'espoir. L'enfant conditionné par une secte reste porteur de forces réactionnelles, accessible à des influences réparatrices et capable un jour de rejeter consciemment ce qui l'a opprimé.

Jeunes enfants dans les sectes

La condition des jeunes enfants entraînés dans les sectes est fonction du degré d'intégration et de dépendance, du modèle de vie appliqué et de la séparation ou non du couple parental. Ce bref examen concerne les enfants de la naissance à la pré-adolescence.

Vie affective

On sait l'importance primordiale de la qualité relationnelle entre la mère et le bébé pendant les deux premières années de la vie. Ces rapports affectifs permettent le développement psychologique, dès cet âge. Lorsqu'ils ne peuvent s'établir normalement, des troubles de santé se manifestent: régression du développement psychomoteur, apathie, refus d'aliments, etc.

Dans certaines sectes, les carences affectives résultent de la privation de la mère à l'enfant, ordonnée autoritairement. Exemples:

  • Secte Moon. Séparation précoce, enfant confié quelquefois à des parente éloignés, le plus souvent placé à l'orphelinat, conformément aux discours du "Maître".
  • Association Internationale de la Conscience de Krishna. Séparation au moment de l'entrée dans "l'ashram des enfants" vers 5 ans.
  • Sahaja Yoga. Séparation à tout moment pour des raisons diverses : "Vous quittez d'abord votre famille, quittez aussi vos enfants, abandonnez tout"; " Les cinq premières années (...), si l'enfant essaye de prendre des libertés avec vous, s'il est effronté et ne vous écoute pas, confiez-le à quelque autre Sahaja Yogi" ; "Il y a des enfants qui naissent normalement, mais leur mère ou leur père étant hyperactifs, ils développent une nouvelle maladie appelée hyperactivité de l'enfant" (sic) ; "De tels enfants doivent être immédiatement séparés des parents, particulièrement de la mère, parce qu'ils attrapent cela par elle (...). Il doivent être envoyés dans autre ashram... une autre femme surveille l'enfant, il devient la propriété de tout le monde".
Cette double imposition - se détacher tôt de l'enfant, l'admettre comme propriété collective d'un groupe - entre dans le calcul sordide du gourou : avoir des parents disponibles à temps plein pour contribuer à sa fortune. On la trouve dans bien d'autre sectes.

Des séparations momentanées, des absences répétitives de jour comme de nuit (la mère dévote de Krishna laissant seul son bébé à 3h du matin pour aller à l'office de prières), la dissociation parentale (le père "Enfant de Dieu " envoyé en mission à l'étranger) provoquent des perturbations affectives - sentiments d'insécurité, de peur de frustration - à l'origine de troubles maladifs.

Vie physique

Le développement physique de l'enfant est tributaire de l'alimentation et des soins corporels et thérapeutiques qu'on lui donne.

Alimentation

Lorsque des régimes alimentaires sont prescrits aux adultes adeptes des sectes, il est quasi-automatique de trouver une nourriture appauvrie chez leurs enfants. Prétendument sains, naturels, purificateurs, etc..., les régimes suivis, souvent assortis de jeûnes, peuvent être désastreusement carencés : végétarisme trop strict, végétalisme (interdiction des oeufs, laitages et autres produits laitiers), crudivorisme, macrobiotique et autres systèmes nutritionnels aberrants.

Des jeunes enfants "ensectés" subissent de véritables sévices physiques quand ils sont privés d'une nourriture adaptée, suffisante et équilibrée. Soumis au végétalisme - dans les sectes prônant le naturo-pondéral, quand ce n'est pas arrêt de croissance de longue durée du fait de malnutrition protidique ; et sont fréquemment sujets à l'hypotonie musculaire, la décalcification, l'asthénie extrême, l'anorexie.

Chez les enfants macrobiotes, le rachitisme est observé en raison des déficits en calcium, fer et vitamines D et B12, ainsi que l'anorexie ; tout bébés, en cas d'absence d'allaitement maternel, ils reçoivent des biberons de céréales, légumineuses et eau. Et pour être rendus plus "yang", ils doivent endurer "une faim modérée et un peu de soif pendant la première année".

Soins

Les sectes ont des conceptions particulières sur la genèse des maladies ; elles seraient la conséquence d'un état mental ou spirituel impur, ou d'un mode de vie déséquilibrant, ou des rapports avec des personnes ou des occupations pernicieusement "négatives", ces raisons et bien d'autres étant souvent conjuguées. La malédiction divine et l'oeuvre satanique ont une grosse part de responsabilités, mais le vrai coupable est toujours le malade.

Les jeunes enfants ne demandent qu'à ne plus souffrir quand ils sont malades. Or, les techniques se soins en vigueur dans certaines sectes sont bien étrangères à leurs maux :

  • La médecine et la pharmaco-thérapie modernes sont rejetées, ce qui élimine diagnostic et traitement adéquat en cas d'affection subite et de maladie grave.
  • Les thérapies de substitution, d'origines diverses - des médecines archaïques d'Orient et d'Extrême-Orient aux recettes miracles de guérisseurs spéculatifs - ne sont que des recours aléatoires et non fiables.
  • L'appel intercesseur d'un individu se déclarant désigné par le Ciel fait partie des méthodes originales de soins, excluant toutes les autres. Dans ce cas, les parents s'en remettent à une intervention divine et peuvent laisser leurs enfants mourir lentement mais sûrement (condamnations judiciaires prononcées).
Qu'il s'agisse d'une absence de traitement ou de l'application d'un traitement inapproprié ou illusoire, on remarquera que les jeunes enfants sont des victimes faciles parce qu'ils ne peuvent défendre eux-mêmes leur capital santé (visites médicales régulières, vaccinations, maladies infantiles, etc).

Vie éducative

Le premier cycle scolaire - période dite "de latence" en psychologie, qui va grosso modo de sept à dix ans - est d'un intérêt crucial. Au contact des instances socio-culturelles, l'enfant engrange des acquisitions intellectuelles et sociales. Il entre à la grande école, est confronté et s'intègre à un groupe d'enfants dont les "différences" ne sont pas ressenties comme obstacles, et suit l'enseignement souple et ouvert d'un adulte, la maîtresse, qui s'occupe de tout et de chacun, sans distinctions d'origine, de sexe et de religion.

Dans un milieu sectaire, fermé sur lui-même, l'enfant ne reçoit que des données rigides et restrictives, et ne perçoit qu'un monde sans horizon. Sa marginalisation est totale s'il vit dans la secte: ce qui est extérieur à elle, et dont il ne connaît quasiment rien, lui est d'ailleurs représenté comme mauvais et dangereux.

Quelques sectes ont créé des écoles pour des enfants de leurs adeptes, prétextant que l'enseignement laïc leur serait préjudiciable.

L'AICK - qui prétend que l'éducation moderne, irréligieuse, fait "naître un nombre croissant de criminels sinon d'inadaptés" - possède son école védique de la Nouvelle Mayapuru où "l'on insiste tout au long de l'éducation sur l'apprentissage de la vie spirituelle, à travers l'écoute et le chant des gloires de Krishna, la Personne souveraine".

Pour Shri Mataji, "il y a une grande différence entre une École Sahaja Yoga et les autres écoles (...). Notre école apprend la vraie religion (...). La pure Connaissance de Shri Vidya ou la pure Connaissance... sera donnée à tout étudiant de l'école, dès son plus jeune âge. Cette dernière école établie à Dharamsala (Inde) comprend de jeunes enfants européens tombés sous la griffe de la secte avec l'assentiment irréfléchi de leurs parents désabusés.

Dans les écoles de ce type, la pensée de l'enfant est dirigée constamment vers un pôle : le royaume magique du gourou et des objets qu'il met en scène. Or si l'enfant d'âge pré-scolaire a des activités essentiellement ludiques, parvenu à l'âge scolaire il abandonne peu à peu la pensée magique pour accéder à la pensée logique, maîtriser les systèmes symboliques - lecture, écriture, calcul - et les opérations concrètes. Ce passage obligé vers l'adolescence n'a pas la faveur des sectes qui préfèrent maintenir l'enfant dans un microcosme merveilleux : le petit monde fantasmagorique des dieux bons et méchants, des extra-terrestres qui ont figure humaine, etc.

L'intégration du jeune enfant à la société est empêchée, car les rapports qu'on lui autorise avec elle sont limités et empreints, par persuasion préalable, de suspicion et de crainte. Les Témoins de Jéhovah fournissent l'exemple classique : leurs enfants ne doivent pas rencontrer des profanes, "ennemis de la vérité", en dehors des heures d'école, mais peuvent fréquenter des Témoins de Jéhovah connus de leurs parents Témoins de Jéhovah, qui leur raconteront des histoires de Témoins de Jéhovah.

L'exclusion des autres qui ne sont pas du même bord n'a d'autres raison que celle du gourou : il sait que la marginalisation sociale d'un jeune enfant contribue à sa future dépendance dans son système.

Françoise Bocca
Psychothérapeute
Membre de l'Association Française d'Information et de Recherche sur l'Enfance Maltraitée (AFIREM)


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Les enfants dans la secte AAO

A.A.O. (Organisation d'Analyse Actionnelle pour une pratique de vie consciente) a été fondée en 1976 par Otto Mühl, à Friedrichshof en Autriche. Sa doctrine est basée sur une sorte d'anarchisme fasciste et sur des thèses psychanalytiques inspirées de Wilhelm Reich.

V. avait deux ans quand P. et moi avons décidé de former un groupe AAO à Strasbourg, « Théâtre 9 ». Au début, il y eut un roulement pour le garder et Ralph, notre premier « guide », nous disait comment nous occuper de lui ; l'enfant ne devait pas jouer seul, il fallait toujours lui proposer quelque chose de neuf. Bref, il ne disposait d'aucun moment pour rêver...

Psychothérapie aidant, P. et moi, supportions mal la charge de V. Nous étions trop occupés par nous-mêmes, par notre propre malaise, notre thérapie était tellement accaparante. En un mot, V. était de trop.

On nous conseilla de « livrer » V. à l'école A.A.O. de Friedrichshof. Il n'y eut pas de discussion entre P. et moi. Je ne sais qui prit la décision mais mon excuse était que, dans la communauté, le père n'a que peu d'importance. V. fut donc envoyé, à deux ans, au lieu le plus sûr de la secte A.A.O.

A Friedrichshof, d'autres enfants étaient réunis, provenant des différents groupes des différents pays. Leur langue devenait l'allemand-autrichien.

D'emblée, V. eut une mère et un père de remplacement mais le père faisait souvent défaut. La mère de remplacement dormait dans la même chambre que V. qu'elle partageait également avec une autre femme et son enfant. Les différents hommes de la communauté qui dormaient avec elles n'étaient que de passage. V. ne semblait pas trop souffrir du manque de ses parents alors que d'autres enfants piquaient de véritables crises. L'un d'entre eux devenait comme fou quand son père - qui ne vivait pas en communauté A.A.O. - venait le voir. Il s'accrochait à ses pas, ne le quittant pas d'une semelle, le regardant amoureusement.

Otto (Otto Mühl, le tout puissant gourou de la secte) se moquait de cet enfant, mimant grossièrement son attitude, le ridiculisant aux yeux des autres enfants.

Un jour, la mère de remplacement me dit qu'il valait mieux que je ne voie plus V. Pourtant, je ne le rencontrais que fort peu. Il semble que mon enfant manifestait un désir tenace d'être avec moi et je ne voyais pas en quoi cela pouvait être néfaste pour son développement. J'ai alors craqué et fondu en larmes devant la mère de remplacement qui, finalement, a permis que je continue à voir V.

Pour une mère de remplacement, l'intérêt du rôle est double. D'une part, elle se prépare à devenir elle-même une mère et souhaite faire de son mieux pour l'enfant qu'elle a en garde et, peut-être, devenir l'élue de l'un des hauts guides et, pourquoi pas, avoir un enfant d'Otto lui-même. D'autre part, à travers l'enfant, elle peut se mettre en valeur face au reste du groupe. Elle n'est plus simple adepte mais mère de X. Cela compte beaucoup dans les jeux de structure où elle prend de l'assurance et le pas sur d'autres. La structure, c'est l'échelle des valeurs dans laquelle, du premier au dernier, tous les membres doivent avoir leur place hiérarchique.

Les enfants connaissent également la structure. Ils sont en groupes de familles et par groupes d'âges et, de semaine en semaine, effectuent la même palabre que les adultes. Tous les jours, Otto les reçoit pour le « » (palabre des enfants) et les différents cas sont examinés. Si quelqu'un n'a pas été comme il faut, Otto le sait et gronde, hurle ou applaudit selon les situations. A la fin, il distribue un gâteau à chaque enfant, c'est la seule friandise qu'il reçoit.

Question alimentation, elle est identique à celle des adultes mais très souvent liquide. Peu ou pas du tout de viande, légumes, céréales, lait.

Dans la théorie, l'enfant devrait pouvoir choisir son modèle de père et de mère. Mais il ne pouvait que suivre l'exemple des grands et subir la pression de la hiérarchie suprême. J'ai eu mal au coeur en voyant une des adolescentes effectuer les mêmes roulements de hanche que les autres femmes devant Otto.

Un nouvel arrivant peut être frappé par l'aisance des enfants. En effet, ils ne semblent pas du tout complexés, discutent comme des adultes, posant des tas de questions. Ce ne sont d'ailleurs plus des enfants... ils suivent les mêmes jeux de psychothérapie que les adultes (naissance, jeux de rôles, actions matérielles, etc...), mais, une fois sortis du cadre, ils restent fort timides. Restant toujours en groupe, ne connaissant que l'École A.A.O., ils n'ont d'ailleurs pas besoin d'aller dans des écoles supérieures : ils sont destinés à devenir « guides » à leur tour. Plus malléables encore que les adultes, les désirs des enfants de devenir chef ou guide ou Otto sont présents depuis leur plus jeune âge.

Y a-t-il seulement du positif dans l'éducation A.A.O. Oui, tout n'est pas négatif, ainsi la façon d'enseigner l'histoire qui est réduite à des jeux : on joue à Jules César, à Hitler, à Van Gogh avec la scène poignante de l'oreille coupée. Et Otto joue parfois des contes en interprétant Dracula, un rôle qui lui sied à merveille. Les enfants peuvent critiquer l'attitude des éducateurs et pédagogues. Ils ne mâchent d'ailleurs pas leurs critiques. Bref, un monde en mutation avec des idées, des possibilités mais le tout enfermé dans un univers restreint, opprimant, tout ce qu'il faut pour devenir de parfaits petits AAOistes.

Voilà trois ans que j'ai quitté la secte et je garde de ces souvenirs comme une chape de souffrance. V. est sorti provisoirement, le temps pour sa mère de finir le divorce, d'en avoir la garde et de retourner - j'en suis persuadé - dans l'univers infect des A.A.O. V. préférerait rester avec moi et je remarque que tout le bourrage de crâne qu'il a subi dans la secte à mon sujet n'a pas perturbé l'amour de l'enfant pour son père. C'est l'une de mes consolations de savoir qu'on ne peut détruire la relation parents-enfant, du moins jusqu'à la période de l'adolescence.

Face à tous ces enfants qui souffrent dans une secte quelconque, je souhaite qu'un jour une loi puisse intervenir en leur faveur, permettre à un membre de leur famille de les reprendre pour les placer dans une école normale et leur redonner un foyer. On oublie trop que l'adepte d'une secte ne peut être pris comme responsable de son enfant alors qu'il n'est plus responsable de lui-même. Il vit dans le brouillard de son illumination...

J'aurais encore beaucoup de choses à dire sur Friedrichshof et les enfants A.A.O. par exemple, sur leur précocité face à la sexualité, parler de leurs névroses, de leurs psychoses, de leurs peurs, de leurs angoisses, mais le tisserand que je suis devenu ne cherche qu'à recoudre les plaies encore ouvertes de mon enfant. C'est dur pour un adulte, la vie dans une secte, mais pour un enfant ça l'est beaucoup plus. On parle de l'horreur d'être prisonnier dans les griffes d'un gourou. Et pour un enfant, alors

Certes, l'adulte que je suis est responsable des effets néfastes exercés par la secte sur mon enfant. Mais n'y aurait-il pas beaucoup d'autres responsables Interrogeons-nous sur les moyens de lutte dont nous disposons pour protéger nos enfants et utilisons-les à fond pour que nos enfants ne soient plus les victimes de l'attrait fallacieux des sectes qui agissent comme une marijuana encore tellement plus nocive. Nous n'avons pas le droit de ne pas nous y arrêter un moment : pour réfléchir et agir.
C. N.

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LES ENFANTS DANS LES SECTES
REPEREES PAR LES 2 RAPPORTS PARLEMENTAIRES FRANCAIS

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Secte Moon

Séparation précoce, enfant confié quelquefois à des parente éloignés, le plus souvent placé à l'orphelinat, conformément aux discours du "Maître".

Hare Krshna

Séparation au moment de l'entrée dans "l'ashram des enfants" vers 5 ans.
j

Sahaja Yoga

« …Vous devez accomplir votre tâche comme si vous étiez dépositaire et seulement dépositaire. Mais vous ne devez pas vous attacher à lui [l’enfant] : c’est Mon Travail ! Vous devez Me le laisser (…) j’ai déjà donné des instructions sur ce qui doit être fait pour l’enfant. Mais ces enfants sont les miens et pas les vôtres (…). Trop d’attachement aux enfants est signe de dégradation.
extrait de la Revue Nirmala Yoga n°4, 1984

Il est bien connu dans ce groupe qu'il y a des séparation à tout moment pour des raisons diverses : "Vous quittez d'abord votre famille, quittez aussi vos enfants, abandonnez tout"; " Les cinq premières années (...), si l'enfant essaye de prendre des libertés avec vous, s'il est effronté et ne vous écoute pas, confiez-le à quelque autre Sahaja Yogi" ; "Il y a des enfants qui naissent normalement, mais leur mère ou leur père étant hyperactifs, ils développent une nouvelle maladie appelée hyperactivité de l'enfant" (sic) ; "De tels enfants doivent être immédiatement séparés des parents, particulièrement de la mère, parce qu'ils attrapent cela par elle (...). Il doivent être envoyés dans autre ashram... une autre femme surveille l'enfant, il devient la propriété de tout le monde".


Récemment deux enfants de moins de six ans ont été envoyés à l’étranger pour des séjours de plusieurs mois sans leurs parents. (selon la revue BULLES numero 82 )

jeudi, novembre 18, 2004

Parla catalana

16112004 El Punt
Les teràpies alternatives en el punt de mira

Els grups de persuació coercitiva, coneguts com a sectes, utilitzen el món dels tractaments pseudoterapèutics per atreure adeptes

Els grups de manipulació coercitiva, les sectes, s'amaguen darrere de centres de tractament pseudoterapèutics o curatius i dels col·lectius de creixement personal -espais de relaxió, cursos d'autoestima i de filosofia oriental, entre d'altres- per atreure adeptes. Atenció i Investigació de Socioaddiccions (AIS) ha detectat un augment de les consultes relacionades amb falsos terapeutes i tractaments i l'existència de grups autòctons i reduïts que, gràcies a tècniques de control de la persona, influeixen en la vida dels assistents als centres o cursos. El psicòleg d'AIS, Miguel Perlado, afirma que «no tots aquests grups es poden identificar com a coercitius, però cal alertar del nou fenomen els usuaris». Els especialistes calculen que n'hi ha uns 200 i que tenen uns 150.000 adeptes.
Més de 200 grups de manipulació psicològica

16/11/2004 el PUNT

A Catalunya hi ha entre 150 i 200 grups de manipulació psicològica establerts. La quantitat, però, podria ser superior perquè hi ha molts col·lectius no controlats o que els especialistes encara estudien. Cal afegir que canvien de forma, nom i residència constantment. Per aquest motiu, els experts coincideixen a dir que «no es poden donar xifres concretes». De la mateixa manera, es pensa que hi ha uns 150.000 adeptes.
El fenomen de les sectes és complex per diferents motius, com ara la falta d'informació, perquè no està regulat i és difícil demostrar que una entitat amaga un grup coercitiu davant d'un jutge. A més, al voltant d'aquests col·lectius s'han creat tot tipus de prototips i falses històries. Relacionar, únicament, els grups de manipulació amb col·lectius religiosos n'és una. De fet, de sectes n'hi ha de tot tipus: polítiques, terapèutiques, comercials i de creixement personal.
Els membres d'Atenció i Investigació de Socioaddiccions (AIS) defensen la creació d'una llista «orientativa» dels grups més coneguts. «No es tracta de perseguir els col·lectius», afegeix Perlado. La unitat especialitzada dels Mossos d'Esquadra, però, no ho veu clar perquè «és acabar amb la presumpció d'innocència». A altres països, com ara França, Bèlgica i Alemanya, sí que s'han fet aquest tipus d'informes més descriptius i, fins i tot, n'existeixen llistes. Actualment, l'AIS prepara un estudi sobre les sectes a Catalunya. Els Mossos d'Esquadra afirmen que el Codi Penal ja dóna les eines necessàries perquè es pugui produir un judici, tot i que cal anar a delictes com ara l'associació il·lícita. «La clau és l'ús de les tècniques coercitives», afirmen.

Més de 200 grups de manipulació psicològica

14/11/2004

A Catalunya hi ha entre 150 i 200 grups de manipulació psicològica establerts. La quantitat, però, podria ser superior perquè hi ha molts col·lectius no controlats o que els especialistes encara estudien. Cal afegir que canvien de forma, nom i residència constantment. Per aquest motiu, els experts coincideixen a dir que «no es poden donar xifres concretes». De la mateixa manera, es pensa que hi ha uns 150.000 adeptes.
El fenomen de les sectes és complex per diferents motius, com ara la falta d'informació, perquè no està regulat i és difícil demostrar que una entitat amaga un grup coercitiu davant d'un jutge. A més, al voltant d'aquests col·lectius s'han creat tot tipus de prototips i falses històries. Relacionar, únicament, els grups de manipulació amb col·lectius religiosos n'és una. De fet, de sectes n'hi ha de tot tipus: polítiques, terapèutiques, comercials i de creixement personal.
Els membres d'Atenció i Investigació de Socioaddiccions (AIS) defensen la creació d'una llista «orientativa» dels grups més coneguts. «No es tracta de perseguir els col·lectius», afegeix Perlado. La unitat especialitzada dels Mossos d'Esquadra, però, no ho veu clar perquè «és acabar amb la presumpció d'innocència». A altres països, com ara França, Bèlgica i Alemanya, sí que s'han fet aquest tipus d'informes més descriptius i, fins i tot, n'existeixen llistes. Actualment, l'AIS prepara un estudi sobre les sectes a Catalunya. Els Mossos d'Esquadra afirmen que el Codi Penal ja dóna les eines necessàries perquè es pugui produir un judici, tot i que cal anar a delictes com ara l'associació il·lícita. «La clau és l'ús de les tècniques coercitives», afirmen.


Les teràpies alternatives en el punt de mira

Els grups de persuació coercitiva, coneguts com a sectes, utilitzen el món dels tractaments pseudoterapèutics per atreure adeptes

Els grups de manipulació coercitiva, les sectes, s'amaguen darrere de centres de tractament pseudoterapèutics o curatius i dels col·lectius de creixement personal -espais de relaxió, cursos d'autoestima i de filosofia oriental, entre d'altres- per atreure adeptes. Atenció i Investigació de Socioaddiccions (AIS) ha detectat un augment de les consultes relacionades amb falsos terapeutes i tractaments i l'existència de grups autòctons i reduïts que, gràcies a tècniques de control de la persona, influeixen en la vida dels assistents als centres o cursos. El psicòleg d'AIS, Miguel Perlado, afirma que «no tots aquests grups es poden identificar com a coercitius, però cal alertar del nou fenomen els usuaris». Els especialistes calculen que n'hi ha uns 200 i que tenen uns 15.000 adeptes.

14/11/2004
S. PÉREZ Barcelona


Els grups de manipulació psicològica s'adapten a les modes i aprofiten els canvis socials per crear-se un espai. La diversitat d'ofertes sanitàries, curatives, psicoterapèutiques i de creixement personal, i la falta de regulació d'aquests sectors fan que les sectes tinguin un fàcil accés als possibles adeptes, segons Perlado. El psicòleg de l'AIS els defineix, a més, com a col·lectius «camaleònics». La unitat d'influència dels fenòmens totalitaris dels Mossos d'Esquadra també ha observat aquesta nova tendència, però alerta: «No s'ha de generalitzar perquè és un àmbit molt complex.» L'intrusisme professional és un altre dels problemes que existeixen en el moment de destriar el fons de cada entitat. Els agents dels mossos creuen que els col·legis professionals, com els de psicòlegs i metges, han de vetllar per «la bona praxi» per evitar-ho. De fet, el Consell d'Europa estima que entre el 20 i el 30% de la població se sent atreta per les pràctiques de salut alternatives.
En el cas de Catalunya, però, el Departament de Salut ja ha donat un primer pas en el procés per regular el sector de les teràpies naturals. S'espera que la primera proposta es presenti al llarg del 2005 després que quatre comissions d'experts estudiïn quina formació haurien de rebre els professionals en homeopatia, acupuntura, medicina tradicional xinesa, quiropràxia, osteopatia i naturisme. «La regulació de tot el sector pot evitar l'intrusisme professional i el profit que treuen les sectes coercitives», diu Perlado.

Aïllament social
El canvi de rol de les famílies, cada vegada més disperses, i l'augment dels valors individuals són dues de les causes de la incursió en el sector dels grups coercitius. «Ens escoltem molt poc i aprofiten aquest factor de vulnerabilitat», afegeix Perlado. Així, l'AIS sosté que viure una crisi personal o social és un dels elements de risc de ser atret. N'hi ha d'altres, cap definitiu, com estar aïllat, tenir inquietuds intel·lectuals
o religioses o ser inconformista. L'entitat alerta que el risc real sorgeix quan «la persona no controla». En aquest sentit, el Mossos d'Esquadra són clars: «Es considera que la persona ha estat atreta quan perd la capacitat crítica, els referents socials i la capacitat d'autonomia.» Tot i això, hi ha diferents nivells d'influència que s'intenten definir en l'actualitat.
Cada grup de manipulació, però, sol tenir un determinat tipus de seguidor i objectius concrets com ara aconseguir diners, favors sexuals, poder polític i dominar altres persones. Tant Perlado com els responsables de la unitat dels Mossos deslligen la paraula secta de religió -«els grups coercitius fan un mal ús de les doctrines religioses», segons el psicòleg- i de la imatge dels suïcidis col·lectius i de la violència continuada perquè «no totes són destructives».
L'existència d'un líder carismàtic o d'un comitè és una de les característiques de les sectes. «Ara, hi ha grups amb un o dos líders que concentren una quinzena de persones i no saps d'on surten», diu Perlado. L'AIS alerta sobre els terapeutes que anuncien curacions miraculoses i els que ofereixen ajuda personal per ser més independents i acaben «enganxats». Posen, com a exemple, alguns grups com Dianética i Energia Universal i Humana. A més, en la revista de l'entitat s'indica que Sahaja Yoga «és més que una forma de ioga» i destaca que tenen «poc espai per a les diferències individuals».


L'Ajuntament de Figueres impedeix un acte després de saber que el feia una secta

La xerrada, programada a la biblioteca, primer es va autoritzar i a última hora «de mutu acord» es va suspendre

L'Ajuntament de Figueres va forçar la suspensió d'una xerrada que tenia previst fer ahir al vespre a la biblioteca Fages de Climent un grup anomenat Fundació Elan Vital, en tenir coneixement que està considerat com una secta per entitats que segueixen aquest tema i per institucions com ara el Parlament francès o el belga. Aquest grup havia demanat la sala d'actes -ja hi havia fet altres xerrades- i se li va concedir, però a l'Ajuntament li va arribar informació que «utilitza tècniques de manipulació psicològica» i, després de parlar amb els organitzadors ahir a la tarda, es va optar, de mutu acord, suspendre l'acte.

17/12/2003
JOSEP PUIGBERT Figueres


Els organismes que lluiten contra les sectes consideren la Fundació Elan Vital com els successors directes de la Llum de la Missió Divina, que estava considerada una secta molt perillosa i que va ser especialment activa fa tres dècades. Aquesta fundació organitza actes i conferències a diferents ciutats de l'Estat «per difondre un missatge de pau i satisfacció interior per a totes les persones», i gairebé sempre utilitza espais cedits pels ajuntaments. A Figueres, aquests últims mesos, ja havia fet dos actes a la sala d'actes de la biblioteca i va tornar a demanar l'autorització per fer una videoconferència ahir al vespre. En principi se li va cedir l'espai perquè està registrada legalment, però dilluns a la tarda responsables de l'Associació d'Atenció i Investigació a les Socioaddiccions i d'Atenció i Investigació sobre les Sectes (AIS) -entitat que té un conveni amb la Generalitat- van alertar l'Ajuntament que la Fundació Elan Vital estava considerada «una secta de manipulació psicològica» i que, tot i que jurídicament no se li podia denegar la sala, sí que hi havia criteris «estètics i de consciència» per fer-ho. Ahir al matí van arribar més informacions sobre el grup al gabinet d'alcaldia i, després de considerar-ho, es va optar per parlar amb els organitzadors. «Fins ara, aquest grup havia fet alguns actes a la biblioteca i l'Ajuntament no havia tingut cap queixa o alerta sobre aquesta entitat, però ara han arribat informacions, en certa manera contradictòries, i de mutu acord amb els organitzadors s'ha establert la suspensió de la reunió», van manifestar fonts municipals.
La xerrada estava anunciada en fotocòpies, repartides per alguns establiments de la ciutat, amb l'enunciat: Coneixes algun mètode pràctic per sentir-te satisfet?, a la part superior. Al mig del cartell, hi havia escrit: El Coneixement, i a sota d'aquesta paraula, l'autor de la videoconferència: Prew Rawat -Maharaji-, que és el principal responsable de la Fundació Elan V
ital. En el paper també s'anunciava el lloc i l'hora i diferents planes web del grup i, a la part inferior, s'esmentava la col·laboració de l'Ajuntament de Figueres i es reproduïa l'anagrama.


mercredi, septembre 08, 2004

Defensor del Menor de Madrid

Expedientados por intentar «captar» a menores

La Razón Digital - Madrid
lunes 6 de septiembre de 2004

Redacción - El Defensor del Menor en la Comunidad de Madrid abrió el año pasado diez expedientes a raíz de otras tantas quejas en las que se mostraba preocupación por la captación de menores, en su mayoría adolescentes, por organizaciones de «dudosos fines» o sectas, según el «Informe Anual 2003» de la institución que dirige Pedro Núñez Morgades, informa Efe.

De las diez quejas, en siete se denunciaba a una misma organización que oferta «tratamientos» psicológicos, dos a movimientos de naturaleza neonazi y otra a una organización con finalidad
neocatecumenal.
En su informe, el Defensor del Menor advierte contra las organizaciones que tienen como último fin la influencia psicológica sobre adeptos para lograr extender la capacidad de la organización, obteniendo con ello beneficios de diversa naturaleza, entre los que se encuentran los económicos. «Son un claro riesgo para las personas adultas», asegura.
«Por peregrinas que puedan resultar algunas propuestas terapéuticas», explica esta institución, «siempre existirán personas en situación de indefensión y vulnerabilidad por enfermedad u otra circunstancia que salen perjudicadas con los tratamientos efectuados y, por lo general, en una relación de dependencia de difícil abordaje y solución».
Las siete quejas procedían de profesionales o personas con experiencia en actividades que desarrollaba la organización denunciada y todas ellas prefirieron permanecer en el anonimato. La mayor parte de ellos se dirigieron al Defensor del Menor ya que la organización en cuestión había comenzado a distribuir publicidad sobre tratamientos para bebés, niños con fracasos escolares y con síndrome de Down..

mardi, septembre 11, 2001

Habla hispana

Los Jueces no podran pertenecer a sociedades secretas...
Fuente: Centro de Estudios Políticos Constitucionales
http://www.constitucion.es/constitucion/castellano/titulo_6.html

http://www.ais-sectas.org/es/buscador/detnews.asp?link=../news/general.26.07.00&grupo=Grupos%20de%20Manipulaci%F3n%20Psicol%F3gica

http://www.paz-digital.com/portal/modules.php?name=Sections&op=viewarticle&artid=205
http://www.congreso.es/constitucion/constitucion/indice/sinopsis/sinopsis.jsp?art=127&tipo=2

EL PAIS el 26 de julio de 2000 por B. DE LA CUADRA

El pleno del CGPJ mantiene el sistema de elección parlamentaria de sus 12 vocales jueces

El pleno del Consejo General del Poder Judicial (CGPJ), que acabó ayer el debate sobre las propuestas para la reforma de la justicia, no incluirá entre ellas el cambio del sistema de elección parlamentaria de sus 20 vocales. Queda descartada así la posibilidad de solicitar que los 12 de procedencia judicial fueran elegidos por los propios jueces y magistrados. El vocal Enrique Arnaldo retiró su enmienda en este sentido. En cambio, fue aprobada la de Javier Moscoso para prohibir la pertenencia de jueces y fiscales a organizaciones secretas o que generen en sus adeptos vínculos de obediencia y disciplina, lo que, según algunos de los consejeros, incluiría al Opus Dei.

La enmienda de Arnaldo y de la también vocal Margarita Retuerto proponía el consenso para reformar el sistema de elección de los 12 vocales del CGPJ, mediante "su elección por sufragio, libre, directo y secreto por todos los jueces y magistrados en activo", una propuesta que coincide con el programa electoral del PP. Durante el debate se puso de manifiesto que, de plantearse esta iniciativa por el actual órgano de gobierno de los jueces, cuyos 20 vocales fueron elegidos por el Parlamento, podría significar una deslegitimación del CGPJ. En atención a éste y otros argumentos, Arnaldo retiró la enmienda, que, por lo tanto, no fue sometida a votación.

Votos sobre el Opus Dei

Sí fue, en cambio, aprobada por 10 votos del total de 18 consejeros presentes, la propuesta por Moscoso, que algunos vocales relacionaron con la prohibición de pertenecer al Opus Dei, entre otras organizaciones cuyo perfil se describe en la enmienda que se ha incorporado a las propuestas del CGPJ.

El texto aprobado, que parte de la prohibición constitucional de pertenencia de los jueces a partidos y sindicatos y lo amplía a otras entidades, dice así: "Los jueces y magistrados, así como los fiscales, mientras se hallen en servicio activo, no podrán pertenecer a partidos políticos, sindicatos ni a organizaciones secretas o que funcionen sin transparencia pública, sea cual sea la forma jurídica que adopten, que puedan generar vínculos de disciplina u obediencia ajenos a los mandatos del ordenamiento jurídico constitucional".

El pleno finalizó el debate de las propuestas para la reforma de la justicia con la discusión sobre las referidas a la carrera judicial y la oficina judicial.

Se aprobó la propuesta de unificación de acceso de las carreras judicial y fiscal. En el sistema ordinario de acceso a ambas carreras se ha suprimido la inicial propuesta de que los aspirantes, aparte de las pruebas memorísticas, "deberán superar, en el momento que se determine reglamentariamente, un test o prueba de aptitud psicológica y física ante los tribunales médicos de evaluación que se creen en el ámbito de este CGPJ, para evaluar la aptitud física o psíquica para el ejercicio de la función judicial".

La razón que se dio para no aprobar esta propuesta fue que, dado que el CGPJ es competente para la selección de jueces y magistrados, podrá implantar tales pruebas, si así lo estima procedente en el momento oportuno.

Tras la aprobación, con escasos retoques, de las propuestas sobre carrera profesional y régimen de incompatibilidades, se acordó pedir al legislador la modificación de las infracciones disciplinarias, dada la difícil aplicación de algunas de ellas por "la deficiente tipificación efectuada en la vigente Ley Orgánica del Poder Judicial". También se acordó actualizar las sanciones y el procedimiento sancionador.

En materia de jueces sustitutos, se aprobó proponer que puedan ser nombrados como tales los secretarios judiciales, así como los abogados con más de 20 años de ejercicio. Asimismo, tras estimar en 1.365 las nuevas plazas judiciales que deberán crearse en el próximo decenio, propuso convocar cada año 250 plazas. También se aprobó una propuesta reiteradamente realizada por los secretarios judiciales, que solicitaban su adscripción al órgano de gobierno de los jueces.

Para el mejor funcionamiento de la oficina judicial se propuso que los servicios comunes se regulen por ley y se doten suficientemente.

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El Congreso debatirá la creación de un Observatorio sobre las Sectas CiU pide especial protección para la juventud y la infancia

El Pais
Martes, 16 de Marzo de 1999



El Congreso debatirá la creación de un Observatorio sobre las Sectas.

PABLO ORDAZ. Madrid .- Hay que saber quién es el enemigo para luchar contra él. Más de 200 sectas destructivas -catalogadas oficialmente como tales en Francia, Bélgica y Alemania- tienen todavía perfecta cobertura legal en España y actúan bajo la apariencia de iglesias, centros de recuperación de toxicómanos u ONG de ayuda al Tercer Mundo. El Congreso de los Diputados va a estudiar una proposición no de ley de Convergència i Unió para la creación de un Observatorio sobre las Sectas. Su fin será luchar contra las organizaciones que anulan la libertad de sus miembros.
Hay un peligro añadido, que recalca el grupo parlamentario catalán en su informe: "La perspectiva del fin del milenio puede propiciar situaciones difíciles, que sería conveniente prever". De ahí que CiU pida "estrategias concretas" y especial protección para "la juventud y la infancia".
Los expertos de la policía española -al igual que los del resto del mundo- viven este año con la mosca detrás de la oreja, pero apenas pueden hacer nada. Hasta el ministro del Interior, Jaime Mayor, debió salirse por la tangente en su anterior comparecencia parlamentaria sobre el problema. Dijo que hay más de 200 sectas destructivas en España, pero no aclaró cuáles, ni se atrevió a nombrar a ninguna.
Apariencia beatífica De haberlo hecho hubiese seguramente incurrido en delito, puesto que algunas de las señaladas tienen todos los papeles en regla, licencia fiscal y los mejores abogados. Otra cosa, claro está, es lo que escondan bajo su beatífica apariencia.
Y eso es, precisamente, lo que busca la iniciativa de CiU: quitar las capuchas. Que, como en Francia, Bélgica o Alemania -por citar tres países de la UE-, el Parlamento se decida a estudiar con seriedad el problema. En los países señalados hasta existe una lista oficial de sectas. "La creación de un Observatorio", explica la proposición no de ley, "tendría como misión principal la recogida y análisis de datos, así como la difusión de la información obtenida en torno a la situación de las sectas".
La información es para las sectas como la cruz para el diablo. De ahí que intenten por todos los medios neutralizar cualquier tipo de noticia que sobre ellas se difunda, y suelen utilizar la vía legal -su gran poder económico así se lo permite- para aburrir a los que consideran enemigos. CiU reclama pues "el apoyo a las entidades que se dedican a la recuperación" de los adeptos.
Aquí se produce otra situación curiosa. Dado el carácter oficial de algunas organizaciones sectarias, son habitualmente premiadas con subvenciones oficiales. Más ayudas, por supuesto, de las que disfrutan las asociaciones que se dedican a combatirlas.
La propuesta de CiU, impulsada por el diputado Carles Campuzano, advierte del peligro que acarrea el fin del milenio. María Rosa Boladeras, presidenta de AIS (Asesoramiento e Información sobre Sectas), asegura que "hay fieles convencidos de que el mundo está a punto de acabarse ya: entre el 28 de enero y el 8 de agosto". De un momento a otro.


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Segun web: http://www.geocities.com/RainForest/Andes/3129/diarios28.htm

Hoy realizan audiencia contra miembros de los Niños de Dios

El Juzgado Segundo Municipal realizará hoy la audiencia preliminar contra los miembros de la secta los Niños de Dios, sindicados del supuesto delito contra el orden jurídico familiar y el estado civil.

La audiencia se realizará luego que el juez Enrique Pérez solicitara una ampliación de las sumarias para establecer si los imputados realmente cometieron excesos contra los niños que residían en el local de la secta.

De acuerdo con las sumarias, la secta regentada por el pastor César Espino infligía tratos inhumanos a los niños, entre los que se incluían golpizas y largos períodos sin alimentos.

Un informe realizado por sicólogos del Ministerio Público estableció que la secta, ubicada en la comunidad de Nueva Esperanza, Pedregal, dio malos tratos a los infantes, lo que les produjo trastornos de conducta.

Entre los sindicados dentro de este proceso figuran: ......nombres de los adeptos anonimizado vea http://www.geocities.com/RainForest/Andes/3129/diarios28.htm.

Dentro del expediente se establece que dentro de la secta, los niños eran puestos bajo la tutela de los mayores, quienes les imponían una estricta disciplina.

Los imputados han negado la aplicación de los citados castigos contra los menores y han expresado que todo se trata de una campaña montada por miembros de la comunidad que no simpatizaban con la secta.

En la pasada audiencia algunos exmiembros de la secta reiteraron que los excesos se siguen cometiendo con los niños que viven dentro de las instalaciones de los Niños de Dios.

Juan Manuel Díaz C.
Redacción El Panamá América
15 de Mayo de 1997